Le mode de résidence qui a été choisi est une alternance 2-2-5-5 à la demande du père, dès la séparation et les 2 ans de sa fille. La modalité est la suivante : avec le papa du lundi matin au mercredi matin ; avec la maman du mercredi midi au vendredi matin ; vendredi, samedi, dimanche en alternance, un week-end sur deux. Ce mode a été validé par une Juge aux Affaires familiales dans un jugement des plus clairvoyants alors même qu’une plainte fallacieuse pour violence contre ex-conjointe (déposée moins de deux mois avant l’audience!) était en cours d’instruction. D’autres plaintes infondées et main courantes avaient été déposées par la maman (escroquerie, suspicion d’attouchements…)  Le conflit parental était alors à son paroxysme comme c’est souvent le cas entre le moment de la séparation et la première audience. Il n’est pas difficile de comprendre, qu’à ce moment-là très particulier, l’absence de cadre au sujet du mode de résidence de l’enfant attise les tensions, le stress des parents et fabrique du conflit!

La mère a fait une requête au JAF pour changer le mode de résidence, un an après le premier jugement, mais elle s’est désisté de sa demande le jour même de l’audience. Lorsque la juge a proposé de passer à une résidence semaine-semaine, la maman a été la première à dire que le rythme actuel 2-2-5-5 convenait très bien à sa fille.

Il n’observe aucune perturbation pour sa fille, même lors des deux années où le conflit était à son apogée. Son état de santé est tout à fait normal. Elle est souriante et en forme. Elle va à l’école avec plaisir. Dès ses 3 ans, sa fille se repérait parfaitement en comptant les dodos : « 2 papas » ; « 2 mamans » ; etc.

Dans le suivi des enfants, il s’occupe de tout, au même titre que la mère. Un an après le jugement, la maman a repris un dialogue apaisé.  Il y a concertation entre les deux parents pour les rendez-vous médicaux auxquels les deux parents sont présents. Ces rendez-vous sont pris alternativement, sur le temps de garde de l’un puis sur le temps de garde de l’autre. Avec l’école, chacun gère ses documents et papiers administratifs : le père a la carte d’identité chez lui et la mère a le passeport.

Chacun est indépendant. Le conflit s’est estompé.

La décision courageuse du JAF a bien permis un apaisement du conflit parental en posant un cadre juste et équilibré pour les deux parents.