Dans un arrêt du 19 janvier 2017, la cour d’Appel de Paris reconnaît,en toute logique, que la résidence alternée est la meilleure solution en cas de conflit parental.
“Une confusion certaine existe dans l’exercice conjoint de l’autorité parentale qui a pour seul objet le bien être de l’enfant. Dans ce contexte la place de chacun des parents doit être rétablie et préservée.
Faute pour le couple d’y parvenir cela passe par l’organisation d’une résidence alternée.”
Un arrêt du 16 Mars 2017 de la cour d’Appel de Versailles reconnaît les bienfaits de l’alternance pour les enfants et pour “réduire les conflits” parentaux.
“Considérant que l’alternance est un système simple, prévisible, qui permet aux enfants comme aux parents de se projeter dans l’avenir et de construire des projets fiables ; qu’elle est de nature à réduire les conflits liés à l’exercice d’un droit de visite et d’hébergement et aux modifications qu’un tel système engendre ; qu’elle permet aux enfants de prendre appui de façon équilibrée sur chacun des parents et de bénéficier plus équitablement de leurs apports respectifs”
Mais il existe aussi des juges aux affaires familiales courageux. Ainsi, ce jugement de première instance du 25 novembre 2014 du TGI de Saintes:
“l’extrême tension ayant existé entre les parents depuis leur séparation a pour origine leur profond désaccord sur le mode de résidence. Le cadre posé doit leur permettre d’apaiser leur communication dans l’intérêt de leur enfant”
Il existe encore de nombreuses jurisprudence en ce sens….et heureusement car  :
“Si la garde alternée suppose une entente entre parents, il n’en demeure pas moins que de refuser ce mode de garde au seul motif de l’existence d’un conflit conjugal peut avoir également pour effet d’inciter le parent réfractaire à alimenter ce conflit afin de faire échec à la mise en place d’une garde alternée.
Dès lors que les conditions matérielles et affectives sont réunies, la garde alternée peut également inciter les parents à s’entendre dans l’intérêt de leur enfant et de leur faire prendre conscience de la nécessité de reconnaître la place de l’autre auprès de l’enfant.” ( TGI de Pontoise, 28 février 2008 RG 06/07776)
Autres décisions confirmant que « la mésentente des parents ne saurait à elle seule être un obstacle à la mise en place d’une résidence alternée » : CA Aix 6ème chambre A, 4 mai 2004, n°363 ; 15 juin 2004 n°520 ; 9 juillet 2004, n°617 ; CA Douai 7ème Ch. 22 juillet 2011, n°11/04027 ; CA Lyon, 21 janvier 2014, n°12/07303.