Les statistiques de l’Education Nationale sont édifiantes et montrent, quel que soit l’item, que ce sont les enfants vivant en résidence partagée qui obtiennent les meilleurs résultats scolaires tandis que adolescents qui vivent avec un seul parent, sont toujours beaucoup plus vulnérables à l’échec scolaire.

Tous les enseignants le constatent les enfants qui voient peu ou pas du tout un de leur parent souffrent et leur mal être s’exprime plus particulièrement au moment de l’adolescence.

Paul Archambault, dans une thèse de référence sur les conséquences pour la réussite scolaire de la séparation et du divorce (Population et Sociétés, n°379, 2002) conclut que : «  la dissociation intentionnelle du couple parental avant 18 ans est systématiquement associée à une réduction des chances scolaires et de la durée des études ». Au travers de ses analyses on retiendra que :

  • l’écart de réussite scolaire entre enfants issus de familles « intactes » et enfants issus de familles désunies est assez important (à niveau social et héritage culturel donnés) ;
  • cet écart subsiste en milieu favorisé mais il est reporté plus tard dans la scolarité au-delà du Bac ;
  • en famille monoparentale ou recomposée, le départ des enfants est plus précoce qu’en famille intacte, l’incertitude scolaire n’en est que plus forte ;
  • après le Bac, l’écart se creuse dans le sens d’une meilleure réussite scolaire chez les familles monoparentales par rapport aux familles recomposées, où les enfants quittent plus tôt le foyer.

Cela pose aussi la question de la rentabilité éducative et du coût pour la société des familles mono-parentale.