interets financiers pension alimentaire

Mais pourquoi y-a t’il eu une telle levée de bouclier face à la proposition de loi 307  du député  Philippe Latombe (LRM) visant à faire de la résidence alternée l’option  devant être étudiée de façon privilégiée par le juge ?

Il est de plus en plus clair que face aux avancées de la recherche en la matière, les bienfaits de la Résidence Alternée ne sont plus à prouver.

Que reste-t il aux tenants de l’exclusion parentale pour continuer à refuser la généralisation du moins pire des modes de résidence pour les enfants ?

L’argument de la violence ne tient que difficilement, il ne reste plus que le nerf de la guerre l’argent, ce qui dévoile là ou s’arrête bien hypocritement l’intérêt de l’enfant.

Le paradoxe d’un certain discours d’association féministes est qu’elles considèrent que les hommes ne s’investissent pas suffisement dans la paternité alors que dans le même temps elles luttent contre la résidence alternée comme le ​Haut Conseil à l’Egalité Femmes Hommes (HCEfh) ou encore la FNSF (Solidarité Femmes) toutes les deux tentant de peser dans le débat législatif alors qu’elles sont financées par de l’argent public. Il semble que  la revendication de  l’égalité homme/femme s’arrête là où leurs intérêts financiers commencent.

Lors des débats parlementaires, les associations féministes sont en effet montées au créneau par la voie notamment de la députée Daniel Obono, sous l’influence de Sos les mamans,  pour souligner les conséquences financières pour les mères. De fait, en cas de Résidence Alternée elles devraient désormais partager les allocations familiales et auraient des pensions alimentaires diminuées. Il est intéressant de noter que la Résidence Alternée ne dispense pas le parent le moins aisé de recevoir une pension alimentaire et que de nombreux hommes se retrouvent aussi précarisés lors des séparations.

Voir les débats sur la ppl 307 du député Latombe sur LCP

Le gouvernement est pour l’instant favorable à la résidence alternée mais ne la porte pas par un projet de loi. La PPL a elle tellement été vidée de son contenu par les amendement qu’elle ne concerne plus qu’une double domiciliation administrative . Elle devrait toutefois être votée dans les mois qui viennent.