Un de nos courageux militants profite de la présence de Marlène Schiappa à une réunion publique le 30 octobre dernier à la Fondation Jean-Jaurès pour lui demander sa position actuelle sur la question de la résidence alternée.

Marlène Schiappa s’y déclare favorable à titre personnel… sauf en cas de violence envers la mère ou l’enfant. Il est dommage que la Secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes véhicule les stéréotypes de l’homme toujours violent. Quid des violences envers les pères?

Et quid de la toute première violence – terrible et jamais sanctionnée – faite à l’enfant lorsqu’un parent décide arbitrairement de le priver du lien avec son autre parent?  (Voir l’intéressante intervention de la député George Pau-Langevin à ce sujet. )

Sa réponse retranscrite :

« En ce qui concerne la résidence alternée, effectivement, c’est un engagement, une position personnelle que j’ai prise avant d’être nommée au gouvernement. Je vous rassure, je n’ai pas changé de position en rentrant au gouvernement : je suis toujours, à titre personnel, favorable au principe de résidence alternée, parce que je pense qu’effectivement il faut impliquer les pères dans le partage des tâches familiales. J’ai juste une réserve sur la résidence alternée, c’est que je pense qu’elle doit tomber – et là, c’est vraiment une position personnelle que j’exprime, ce n’est pas un sujet qui est à l’ordre du jour au niveau du gouvernement – mais je pense que la résidence alternée doit tomber dès lors qu’il y a violence, y compris violence conjugale, et non en direction de l’enfant, parce que je ne crois pas qu’on peut être un bon père si on frappe la personne avec qui l’on vit. Mais sinon, sur le principe, je suis bien évidemment favorable à ce que les parents se partagent équitablement les responsabilités d’éducation de leurs enfants. »