Les publications scientifiques de référence sur la question de la résidence alternée et le développement des enfants, traduites en français avec une description succincte.

  • Une étude de William Fabricius montre que la résidence alternée dès le plus jeune âge, moins de 2 ans, a des répercussions favorables jusqu’à l’âge adulte. Cet arrangement minimise les effets négatifs de la séparation des parents. Cette publication montre que la résidence partagée à l’âge 2 ans contribue à l’établissement de meilleures relation parents-enfants ; toute perte de temps parental de nuit à l’âge de 2 ans n’est pas compensée par le temps parental ultérieur. L’augmentation du temps parental de nuit avec le père est associée à des relations plus sécures avec chacun des parents, ce qui permet de mieux affronter les défis et incertitudes du début de l’âge adulte. Un attachement multiple et positif a pu être constaté
  • D’après Fabricius, même lorsque le niveau de conflit entre les parents est très élevé, que le désaccord sur le principe des nuits semblent insurmontable, et que l’enfant est âgé de moins d’1 an, il est fort probable que les relations des deux parents avec l’enfant soient, à long terme, positivement influencées par l’instauration du temps parental de nuit, jusqu’à un nombre de nuits aux domiciles des parents également réparti entre ces derniers. Ses résultats indiquent que les conflits parentaux dans la norme, les désaccords au sujet des gardes de nuit, et les enfants âgés de moins d’1 an ne constituent pas des circonstances demandant prudence ; au contraire, l’augmentation du temps parental de nuit semble indiquée dans ces cas.

Enfin, il est nécessaire d’augmenter le temps parental afin de dépasser les effets délétères du conflit parental sur les relations père-enfant.

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  • En utilisant les données de 3656 Suédois, l’étude de Malin Bergstrom  montre que les enfants âgés de 3 à 5 ans en résidence alternée ont un niveau de symptômes psychologiques identique à ceux des familles intactes, et moins de problèmes que ceux vivant principalement avec un seul parent. 
  • Concernant les risques de maltraitance évoqués par des opposants, la résidence alternée permet d’éviter une éducation autoritaire rencontrée lors de la garde principale chez un parent, limiter les risques d’inceste, et de favoriser les signalements de comportements déviants, à majorité féminins.

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  • D’après Nielsen, les recherches ne montrent pas, non plus, que le conflit des parents interdit la résidence alternée. Celle-ci serait un moyen pour le diminuer.

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  • L’étude Warshak (2014) dans sa version originale. Soutenant l’exercice des gardes paternelles de nuit au cours des trois premières années de l’enfant, cette étude de (2014), publiée avec le soutien de 110 psychologues du développement et professionnels de la santé mentale, affirme que la littérature et la théorie prises dans son ensemble justifient l’exercice fréquent des gardes paternelles de nuit, ces dernières étant bénéfiques à la relation père-enfant, et sans préjudice pour la relation mère-enfant.

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