Etonnant parcours anti-démocratique que celui fait par la loi relative à l’autorité parentale et à l’intérêt de l’enfant (APIE) adoptée à l’assemblée nationale le 27 juin 2014.

Cette proposition de loi déposée par plusieurs membres du groupe socialiste, républicain et citoyen, relative aux problèmes qui se posent lors de la séparation d’un couple (définition de l’autorité parentale, possession du livret de famille, non-représentation d’enfant) a fait l’objet d’un long travail parlementaire.

Au final, son contenu pouvait apparaître incomplet,

Arrive alors le coup de génie institutionnel pour cette proposition de loi pourtant votée à l’Assemblée Nationale le 27 juin 2014. Bien arrivé au sénat, le texte a été oublié depuis plus de 3 ans et demi et n’a jamais été adopté définitivement.

Nous sommes en droit de s’interroger sur les raisons de ces freins quasi anti-démocratiques?

Avec trois ans et demi de recul, le texte pourrait sembler incomplet, critiquable par certains points et somme toute assez banal….Il affichait cependant une timide ambition de changement.

Or, le “courage”  semble une qualité bien rare chez nos parlementaires :  les peurs irraisonnées de certains groupes de pressions et les passions disproportionnées d’autres permettent la mise au placard d’un texte pourtant voté démocratiquement par les représentants du peuple!

Lien vers un article qui synthétise assez bien la question de cette loi (ou proposition de loi?)